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Dominique FACHON, candidate à l'élection de Conseillère Générale dans le canton d'Amiens Sud.

 

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Certains députés et sénateurs remettent en cause le bouclier fiscal au nom de la solidarité. Ils souhaitent, entre autre, taxer ceux qui gagnent plus de 300.000 euros par an.


6.857,66 euros par mois « seulement » soit 82.291,92 euros par an. C’est-ce que vous répondront les parlementaires si vous les questionnez sur les revenus qu’ils perçoivent au titre d’élus de la nation. Un chiffre exact…. mais très incomplet.


Car il ne s’agit là que de l’indemnité dite « parlementaire ». Pour compléter cette indemnité, par mois l’État leur verse un crédit collaborateurs de 8.784,00 pour les députés et 6.984,42 euros pour les sénateurs ainsi qu’une « indemnité représentative de frais de mandat » dont le montant s’élève à 6.192,00 euros. Au sénat, une subvention au groupe politique de 1.330,02 euros par élu et une indemnité d’hébergement de 342,37 euros complètent le traitement.


Comme cela ne suffit pas, tout en sachant que les indemnités sont moins imposées qu’un salaire, ils bénéficient de « facilités ». Un inventaire à la Prévert vous donne l’état des lieux : un bureau individuel; 4 lignes téléphoniques avec communications illimitées; abonnement à Internet; télécopieur; correspondance parlementaire ainsi que son expédition; prêts d’aide au logement accordés à 2% sur 10 ans; les voyages en première classe sur l’ensemble du réseau SNCF et quelques allers et retours gracieux en avion, sans oublier la confortable voiture de fonction. Tout ceci au frais de la nation.


Bref, chacun des 908 parlementaires coûte à la collectivité 933.286 euros par an. Alors, quand ils s’interrogent sur les ondes : «  Est-ce qu’on peut demander à certains de faire l’effort et pas à d’autres », à qui pensaient-ils exactement ?

(Éléments chiffrés de 2005 tirés d’un dossier des Contribuables Associés)

 

 

On va nous refaire le coup de la pub « Amiens ou Amsterdam ». Sauf que cette fois, il sera question de Lille et pour aller y travailler. Amiens, malgré les millions d’euros dépensés en communication, n’a pas su se rendre suffisamment attractive. Ville au passé prestigieux, placée idéalement pour commercer avec l’Europe, Amiens n’a pas réussi à tenir son rang de capitale régionale. Que s’est-il donc passé ?


Force est de constater que nos élus ont été incapables de défendre notre région. Et pour cause, ils avaient pour unique vision de garder leur mandat. Souvenez-vous de la valse hésitation en 2001 à propos de l’aéroport à Chaulnes. Le développement économique de la Picardie et les milliers d’emplois que cet aéroport aurait du générer n’ont pas pesé bien lourd au regard des proches élections municipales et cantonales. Et que dire de la mollesse de conviction dont ils ont fait preuve sur la venue d’un TGV par Amiens !


15 ans plus tard, après avoir tout raté, nous risquons à nouveau de tout perdre. Si nous acceptons d’être rattachés au Nord, nous pourrons dire adieu à l’Université de Picardie, au nouvel hôpital, à la Cour d’appel, au Conseil régional, aux sièges sociaux et aux grandes entreprises qui nous restent. Nous deviendrons une ville dortoir, visitée l’été par quelques touristes en mal de cathédrale. Alors, même si l’on nous dit que l’annonce du démembrement de la région Picarde est « un pétard mouillé », je vous encourage à rejoindre le collectif « Touche pas à ma Picardie ». Votre avenir en dépend. Sauf à vouloir regarder sans bouger assassiner ch’lafleur !


http://www.touchepasamapicardie.fr

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