Certains députés et sénateurs remettent en cause
le bouclier fiscal au nom de la solidarité. Ils souhaitent, entre autre, taxer ceux qui gagnent plus de 300.000 euros par an.
6.857,66 euros par mois « seulement » soit 82.291,92 euros par an. C’est-ce que vous répondront les parlementaires si vous les questionnez sur
les revenus qu’ils perçoivent au titre d’élus de la nation. Un chiffre exact…. mais très incomplet.
Car il ne s’agit là que de l’indemnité dite « parlementaire ». Pour compléter cette indemnité, par mois l’État leur verse un crédit collaborateurs de
8.784,00 pour les députés et 6.984,42 euros pour les sénateurs ainsi qu’une « indemnité représentative de frais de mandat » dont le montant s’élève à 6.192,00 euros. Au sénat, une
subvention au groupe politique de 1.330,02 euros par élu et une indemnité d’hébergement de 342,37 euros complètent le traitement.
Comme cela ne suffit pas, tout en sachant que les indemnités sont moins imposées qu’un salaire, ils bénéficient de « facilités ». Un inventaire à la
Prévert vous donne l’état des lieux : un bureau individuel; 4 lignes téléphoniques avec communications illimitées; abonnement à Internet; télécopieur; correspondance parlementaire ainsi que son
expédition; prêts d’aide au logement accordés à 2% sur 10 ans; les voyages en première classe sur l’ensemble du réseau SNCF et quelques allers et retours gracieux en avion, sans oublier la
confortable voiture de fonction. Tout ceci au frais de la nation.
Bref, chacun des 908 parlementaires coûte à la collectivité 933.286 euros par an. Alors, quand ils s’interrogent sur les ondes
: « Est-ce qu’on peut demander à certains de faire l’effort et pas à d’autres », à qui pensaient-ils exactement ?
(Éléments chiffrés de 2005 tirés d’un dossier des Contribuables Associés)
Département de la Somme
Dominique FACHON
Présidente du CNI80
est heureuse de vous convier à la
Réunion mensuelle de mars 2009
Lundi 23 mars - 18h30
28 Impasse Montmignon - Amiens
En présence de
Annick du ROSCOÄT
Présidente nationale du CNI
Bernard BEAUDET
Secrétaire général du CNI
Nous parlerons des futures élections : européennes, régionales et bien sur, cantonales. Je compte sur votre présence à
cette importante réunion. Vous pouvez venir accompagné. Entrée gratuite.
Il y a quelque chose qui cloche dans tout ce bruit sur la disparition présumée de la Picardie. On reste perplexe
devant « les fuites » du rapport Balladur. Elles font trop appel à l’émotionnel des Picards. On s’étonne des réactions en chaîne qu’elles provoquent. Le style « c’est du pipeau; le
découpage sera volontaire; il faut un référendum par département ». Toutes ces petites phrases sentent la manipulation ! Quant à nos élus, les
voir tous unis pour défendre leur région nous laisse rêveurs. Ça doit sentir le roussi pour eux, car ils ne se sont pas autant mobilisés pour une politique de grands travaux en
Picardie.
Car le cœur du problème est bien là. La France étouffe sous un trop plein d’élus. Avec nos 558 108 élus en tous genre, plus d’un électeur français sur
cent est conseiller municipal. Au seul échelon parlementaire, la France entretient deux fois plus de parlementaires qu’en Allemagne. Trop nombreuse, la classe politique coûte aussi trop chère.
Rendez vous compte, par jour, chaque député national nous coûte 2.384 euros et chaque sénateur 2.557 euros. A l’heure où 50% des Picards vivent avec un revenu en dessous du seuil de pauvreté, ça
fait désordre. Quand à nos élus locaux que sont les conseillers régionaux, généraux, présidents d’agglomérations, maires, adjoints et municipaux, ce sont moins leurs indemnités qui sont montrées
du doigt que leur nombre et les dépenses de leurs collectivités territoriales. Depuis 25 ans, leurs dépenses ont augmenté plus vite que la richesse nationale. Sachant que l’essentiel de la hausse
provient ……..de la masse salariale !
Finalement, pour que nos impôts diminuent, la région Picardie doit être supprimée. Et si dans le même temps, on remplace les cantons par des territoires plus grands, certaines institutions
territoriales disparaissent avec leur cohorte d’élus. Voilà un bel et grand gisement d’économie à faire. Or faire des économies est l’acte fort que les
contribuables attendent du gouvernement. A moins de vouloir continuer à taper sur la tête des classes moyennes avec le risque bien réel qu’elles pètent un plomb et ressortent les
fourches et les fusils. Car les Français n’accepteront plus très longtemps d’avoir une classe politique qui s’arque boute sur ses privilèges et alourdit, un peu plus tous les ans, le montant des
impôts locaux.
On va nous refaire le coup de la pub « Amiens ou Amsterdam ». Sauf que cette fois, il sera question de Lille
et pour aller y travailler. Amiens, malgré les millions d’euros dépensés en communication, n’a pas su se rendre suffisamment attractive. Ville au passé prestigieux, placée idéalement pour
commercer avec l’Europe, Amiens n’a pas réussi à tenir son rang de capitale régionale. Que s’est-il donc passé ?
Force est de constater que nos élus ont été incapables de défendre notre région. Et pour cause, ils avaient pour unique vision de garder leur mandat. Souvenez-vous de la valse hésitation en 2001
à propos de l’aéroport à Chaulnes. Le développement économique de la Picardie et les milliers d’emplois que cet aéroport aurait du générer n’ont pas pesé bien lourd au regard des proches
élections municipales et cantonales. Et que dire de la mollesse de conviction dont ils ont fait preuve sur la venue d’un TGV par Amiens !
15 ans plus tard, après avoir tout raté, nous risquons à nouveau de tout perdre. Si nous acceptons d’être rattachés au Nord, nous pourrons dire adieu à l’Université de Picardie, au nouvel
hôpital, à la Cour d’appel, au Conseil régional, aux sièges sociaux et aux grandes entreprises qui nous restent. Nous deviendrons une ville dortoir, visitée l’été par quelques touristes en mal de
cathédrale. Alors, même si l’on nous dit que l’annonce du démembrement de la région Picarde est « un pétard mouillé », je vous encourage à rejoindre le collectif « Touche pas à ma
Picardie ». Votre avenir en dépend. Sauf à vouloir regarder sans bouger assassiner ch’lafleur !
http://www.touchepasamapicardie.fr
Le plan de relance présenté par le
Premier Ministre François Fillon tient du cautère sur une jambe de bois. 1.000 projets saupoudrés sur la France. Mais pour la Picardie, ce plan est encore plus désespérant. 170 millions d’euros
vont servir à restaurer des cathédrales, des palais de justice ou construire des amphithéâtres. On se pince pour y croire ! Ces projets, sont-ils sortis des cartons pour faire dans l’urgence ou
sont-ils les premiers signes de l’éclatement de notre région ?
Il y a de quoi se poser la question. Nous sommes engagés dans une course contre une crise qui jette les Picards à la rue. Tous les projets doivent avoir, non seulement, un impact immédiat mais
aussi futur et dans tous les domaines économiques. Le projet de construction du TGV Paris Amiens Londres répond à ces critères. Alors que dans ce plan, on cherche en vain les leviers pour
relancer la création d’emplois et l’attraction de notre région. C’est du même tonneau qu’un PDG qui choisirait de repeindre les murs de son usine alors que celle-ci est au bord du dépôt de
bilan.
L’affaire, par contre, prend tout son sens s’il est question de « rayer de la carte » la région Picardie. Dans un premier temps, on étrangle économiquement en refusant de réaliser les
projets structurants. Pour ensuite expliquer, devant l’extrême pauvreté, l’urgence de rattacher chaque département à sa riche voisine. Et le tour est joué. De la boite de Pandore, l’espoir était
sorti en dernier. De ce plan, il est totalement absent.