FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES :
ATTENTION EMBROUILLE !!!
Désormais, quand l'Assemblée Nationale est en cession, il faut que les partis politiques restent aux aguets ! Sans l'attention de notre député Gilles Bourdouleix, mardi et mercredi dernier nous aurions été abusés sans la moindre information.
L'histoire démarre en 2002. Pour être reconnu parti politique et avoir accès au financement d'Etat, les partis politiques devaient présenter au moins 50 candidats dans 33 départements aux élections législatives. Cette loi a été modifiée car son application pouvait ouvrir les financements d'Etat aux sectes !!!! Je veux bien, quoique je trouve cela un peu tiré par les cheveux.... Donc la majorité UMP a modifié la loi. En conséquence de quoi depuis les législatives 2007, il faut compter 50 candidats ayant obtenu au moins 1% des voix dans leurs circonscriptions pour pouvoir prétendre au financement d'Etat. Ce qui change la donne. Car même pour un petit parti qui comme le CNI compte des députés, des sénateurs, des conseillers régionaux et généraux, des maires et des adjoints, la performance n'est pas gagnée ! D'autant que l'UMP nous avez accordé le label "majorité présidentielle" à condition de ne présenter nos candidats que dans les circonscriptions détenues par la gauche et l'UDF.
Cette année, après le tour de piste de Bayrou, l'UDF a éclaté et les députés qui voulaient sauver leurs sièges ont rallié la candidature Sarkozy entre les deux tours ( carriérisme, quand tu nous tiens!). Ils se sont regroupés dans une structure actuellement en formation "le Nouveau Centre". Ils ont obtenu 17 députés et quelques ministères en remerciement. Mais pas les 50 candidats avec 1% des voix dans leurs circonscriptions !
Moralité, ils sont aujourd'hui comme le CNI et comme Debout la République.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Fort de leur 17 députés, ils ont loués de somptueux locaux à Paris en s'endettant. Trouver à se financer est donc devenu urgent. Aidés par les responsables de l'UMP, ils ont mardi dernier présenté, en urgence, une proposition de loi relative au pluralisme et à l'indépendance des partis politiques, (soutenue par le groupe UMP) cela en plein débat budgétaire, ce qui est un événement insolite. Avec débat et vote en urgence dès le lendemain mercredi matin, c'est à dire hier. Cette proposition donnerait accès aux financements d'Etat aux partis qui auraient obtenus 15 députés.
Si la loi est modifiée, elle doit l'être pour tous.
Le débat à l'Assemblée fut si houleux que le texte a été - provisoirement - retiré.
C'est maintenant qu'il faut rester vigilant. Les stratèges de la pratique des débats à l'Assemblée, vont tenter de glisser ce texte de loi dans l'un des articles de la loi de finance et le voter à l'insu de notre plein gré ! Et pour le "Nouveau Centre" le temps presse, les dotations d'Etat liées aux parlementaires sont attribuées à partir d'une signature de chaque élu avant le 30 novembre.
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander



