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Dominique FACHON, candidate à l'élection de Conseillère Générale dans le canton d'Amiens Sud.

 

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Nos élus picards portent une lourde responsabilité en se maintenant dans l’erreur quand ils demandent que le TGV Paris-Londres passe par Rang de Fliers. Ils persistent dans une action qui n’amène rien à notre région. Tout d’abord c’est un non sens de vouloir un TGV pour lui donner la vocation d’un tortillard partant d’Amiens vers le Touquet en passant par Abbeville, Quend plage et Fort Mahon. A ce rythme, un TER suffit ! Il suffit à des touristes qui, de toute façon, n’ont pas besoin de grande vitesse pour visiter notre Picardie maritime. Ensuite, un TGV passant par la Cote picarde ne fera pas gagner de temps sur le trajet Paris-Londres. Il sera donc boudé par tous ceux qui souhaitent relier les deux capitales rapidement. A cela s’ajoute que, chaque minute gagnée sur le temps de trajet profite financièrement à la SNCF. En effet, la règle veut que chaque pays s’octroie une part du prix du billet au regard du temps de trajet sur son territoire. Le TGV Paris-Londres en passant par Lille met 20 minutes de trajet de plus en France qu’en Angleterre et par voie de conséquence fait perdre à la SNCF environ un quart du prix du billet au profit des chemins de fer anglais.

 Mais le plus ahurissant est que nos élus ne comprennent pas l’importance capitale du fret ferroviaire. Un TGV seul, ne nous apportera pas le développement économique dont nous avons un besoin urgent. Voilà pourquoi je demande la réalisation d’une ligne TGV Paris-Amiens-Londres directe sur laquelle circulerait de jour les passagers et de nuit le fret. Avec la construction d’une plateforme qui serait d’une part, une gare pour conteneurs, d’autre part, une zone d’accueil d’activités logistiques. Cette plateforme située dans les environs de Longueau permettrait le reclassement des 345 employés de la SNCF qui devraient être mis sur la touche en 2009. Elle attirerait des entreprises de distributions. Mais aussi, pour cause de pétrole trop cher, toutes les entreprises qui acheminent actuellement leur productions vers l’Europe par la route.

 En recentrant Amiens sur un avenir résolument tourné vers l'activité économique et le commerce, nous lui redonnons la place qu’elle n’aurait jamais dû perdre, celle de carrefour économique de l’Europe, celle de Capitale Régionale, tout en participant au développement durable.

 Dominique FACHON

Présidente de Vive Amiens

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