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Dominique FACHON
Le blog politique de Dominique FACHON
Présidente du Centre National des Indépendants et Paysans de la Somme
Responsable CNI des régions Picardie et Haute Normandie
Présidente de VIVE AMIENS
Dominique FACHON, candidate à l'élection de Conseillère Générale dans le canton d'Amiens Sud.
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Pour avoir les bonnes réponses, on doit se poser les bonnes questions ! Lapalissade me direz-vous. En 1977, 11% des jeunes Français pointent au chômage. En 2009, ils sont 23%. Depuis 32 ans, combien de milliards ont été dépensé en vain dans la formation ? Pourtant, depuis 32 ans on s’obstine à appliquer la même politique, à nous proposer les mêmes fausses solutions.
Aujourd’hui comme hier les gouvernements successifs vont déverser des millions d’euros pour tenter d’enrayer le chômage des jeunes. Le résultat sera toujours le même. Et d’ailleurs souhaite-t-on
trouver une issue à ce problème ? J’en doute. Car si c’était le cas, une table ronde avec les protagonistes et le tour est joué ! Jouer, le voilà le mot clé. Les psychologues connaissent ça par
cœur. Ils le définissent comme « un scénario » dans lequel se produisent, une victime : le jeune - un méchant : le patron et un sauveur : le politique. Chacun y joue son rôle et y
trouve son compte.
Présentons la victime : le jeune. 120 000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans diplôme. Mais
qui dit sans diplôme ne dit pas sans travail ! Seulement voilà un grand nombre de jeunes sont inaptes à s’insérer en entreprise. Certains sont mal préparés au rythme d’une journée de travail.
D’autres sont déphasés par les séries télévisées qui montrent des barmans roulants en voitures de luxe. Avec un SMIC a 1.200€, c’est un peu juste. Mais pour nombre d’entre eux, l’obligation de
fréquenter l’école jusqu’à 16 ans a-t-elle été fatale ? Une meilleure orientation ne les aurait-elle pas sauvés ?
Le méchant : le patron. Son objectif est de faire marcher son entreprise. Souvent, contraint et forcé pour
avoir une relève de qualité, il pratique l’alternance. Mais mal conçue par les pouvoirs publics, « pour ne pas faire de cadeau aux patrons », il s’en passe. La plupart des chefs
d’entreprise préfèrent payer leur dîme formation, se débrouiller avec leurs employés et avoir la paix.
Le sauveur : le politique. Son objectif est d’être réélu. Il a transformé, ce qui est un mandat de quelques
années, en carrière. Et pour être réélu, il a changé son rôle de visionnaire en service à la personne. Pour ce faire, des usines à gaz que sont les centres de formation ont été créées. Depuis 32
ans, les millions d’euros donnés par les entreprises y sont engloutis. A perte bien sûr, sinon ça se saurait et on ne serait pas passé de 11% à 23% de jeunes au chômage.
Et si on réfléchissait autrement ? Mais pour cela il faut arrêter de jouer ! Comment ? Il suffit qu’un des personnages du scénario stoppe le jeu. Qui le fera ? Celui qui a le plus à
perdre.
Alors les jeunes, vous bougez quand ?