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Dominique FACHON, candidate à l'élection de Conseillère Générale dans le canton d'Amiens Sud.

 

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Amiens

Encore une fois, la faillite de la classe politique dans le domaine de l’urbanisation n’est plus à démontrer. La piétonisation d’ Amiens opérée par mimétisme et par idéologie ne rend pas compte d’un projet cohérent. S’est-on seulement demandé ce que l’on veut faire du centre ville : un centre administratif ou un centre commerçant, un lieu de promenade ou un lieu d’activité de plaisance ?


Méthodiquement, toutes les rues commerçantes du centre ville ont été interdites d’accès. Avec acharnement, les moyens de transport individuels ont été éloignés en supprimant des places de parking, en fermant des axes de pénétration, en transformant en parcours du combattant l’arrivée au cœur de notre ville. Cette politique aveugle a rejeté les clients vers les grands centres commerciaux de la périphérie d’Amiens et n’a tenu aucun compte de l’attractivité qu’exerce le petit commerce industrieux et spécialisé du centre ville.


De plus en plus, nos élus, avec nos impôts, s’obligent à organiser des manifestations dans l’espoir de faire revivre le cœur de ville. Sinon, pourquoi inventer des attractions pour animer un centre ville déserté ? Pourquoi accepter de dépenser des sommes folles dans un tas de neige ou de sable pour attirer le chaland place Gambetta ? La raison en est que cette piétonisation, faites en dépit du bon sens, a ruiné les commerçants. Ainsi chassés, la ville a vu disparaître ses seuls attraits.


Les commerçants indépendants ont été grugés. Leur place n’est plus en centre ville. Les rues piétonnes sont devenues les vitrines des grandes enseignes avec pour voie de conséquence l’augmentation de l’immobilier et la perte définitive d’originalité. Désormais ce centre ville ressemble à tous les centres villes de France. Il faut croire que ce n’était pas suffisant pour la municipalité actuelle. L’ancien maire avait fermé l’axe Est/Ouest, en piétonnisant la rue des trois cailloux. Le nouveau maire ferme l’axe Nord/Sud en interdisant la rue des Otages. Le centre ville devient impénétrable. Cet acte signe l’arrêt de mort des derniers commerces indépendants.


En désespoir de cause, ceux-ci organisent une manifestation mercredi 3 mars, place René Goblet à 16h00. Si vous avez envie de les soutenir, rejoignez-nous. Ils ont besoin de votre sympathie pour vivre ces moments difficiles. Ce sera peut-être, sûrement, un baroud d’honneur, mais qu’importe on leur doit bien ça.

En traitement de déplacement urbain, les municipalités se suivent et se ressemblent. Ce qui laisse pantois quand on sait qu’en 2008 l’équipe municipale sortante d’Amiens s’est fait remercier pour une histoire de bus. Ce qu’il faut comprendre c’est que tous s’y cassent les dents car ils agissent par idéologie.


La France est un beau pays. La preuve : nous sommes le premier pays à destination touristique. De tous les cotés de la planète, les populations accourent et s’émerveillent devant « la french touch ». Nous sommes le pays où l’ art de vivre s’est développé autour de la convivialité avec pour lieu de prédilection : le centre ville. Or, depuis 10 ans une idéologie a fleuri dans la tête de nos élus : bannissons la voiture de la ville ! Les municipalités successives sont donc en train de détricoter 2000 ans d’histoire.


On a commencé par voir se multiplier les rues piétonnes. Pourquoi pas, celles choisies étaient étroites et d’accès difficile. Puis ce fut le tour des artères principales. Les dégâts collatéraux ne se sont pas fait attendre. Une fois la rue des Trois Cailloux piétonnisée, les loyers ont augmenté, les commerçants indépendants ont disparu pour laisser la place aux grandes enseignes. Notre centre ville s’est ainsi banalisé comme tous les autres centres villes de France. Depuis, notre plus belle rue commerçante est devenue le samedi un lieu de promenade. Enfin quand le temps y met du sien. Car quand il pleut, le revêtement nous invite à la glissage et quand il vente, les bourrasques nous coupent le souffle.


Les ravages sur notre ville auraient pu s’arrêter là. Hélas, l’idéologie n’a pas de limite. Ce fut le tour du nombre de places de stationnement diminué d’un tiers sans parking de substitution. Puis, ils s’en sont pris aux boulevards extérieurs rendant les déplacements plus difficiles. Voilà maintenant que sonne l’hallali. Les rues de Beauvais, Duméril, Jacobins vivent leurs derniers instants. Bientôt nous n’aurons plus l’envie de nous aventurer en ville. Et sans clients, plus de commerçants, plus de vie, plus de convivialité !


Ce que la Droite a commencé, la Gauche l’achève.

Je crains malheureusement que le TGV Paris Londres par Amiens ne nous passe à nouveau sous le nez. Réseau Ferré de France n’a aucune intention de construire cette ligne. De plus, notre seule porte de sortie, les financements privés, vient de nous être brutalement fermée par la SNCF.


Au mois de mai de cette année, j’ai contacté le service voyageur de la SNCF. Celui-ci est basé à Paris et dirigé par Mireille Faugères. Mon intention était de savoir si une étude de rentabilité du TGV Paris Londres par Amiens avait été réalisée. Il m’a été confirmé qu’aucune étude de rentabilité de cette ligne n’avait été faite. Par d’autres sources, je me suis laissée dire qu’il n’a jamais été question de faire passer le TGV Paris Londres par Amiens. La raison en est simple : les lignes TGV sont faites pour relier les capitales européennes entre elles. Or les deux capitales qui nous intéressent, Londres et Bruxelles, sont déjà reliées à Paris. Je n’eus pas plus de succès avec mes arguments de choc. Ils furent balayés d’un revers de la main. La richesse qu’un TGV créerait dans la région Picarde ? C’est prendre le problème à l’envers. La saturation de la ligne Londres Paris par Lille ? Ce n’est qu’une affabulation.


Donc pour réaliser ce TGV, il ne nous reste plus qu’à trouver des financements privés. Après tout, cette ligne est peut-être rentable ? Depuis l’ouverture du fret ferroviaire en janvier 2007 à tous les opérateurs européens, la société allemande Deutsche Bahn fait le forcing pour devenir le concurrent de la SNCF sur nos terres. C’est compter sans notre puissante compagnie nationale. Celle-ci, s’est d’abord empressée d’interdire à ses partenaires européens le contrôle du fret ferroviaire français. (Qui depuis est en chute libre) Elle vient de verrouiller celui du rail. Le 10 juillet 2009, la SNCF empêche la « Deutsche Bahn » d’entrer dans le capital d’Eurostar. Et même si dans l’avenir, un membre du conseil d’administration d’Eurostar souhaite vendre sa participation, la SNCF a imaginé un mécanisme pour être la seule à se porter acquéreur. Or, comme vous le savez, l’Eurostar est le seul client d’Eurotunnel pour le transport des passagers vers Londres. La messe est dite !
 

Assurément, la SNCF n’a pas envie d’être stimulée par la concurrence. Dommage, car elle en aurait grandement besoin et cela ferait le bonheur de ses clients et de la planète. Mais où ai-je la tête ? Nous ne sommes pas des clients, mais des usagers. (Le client se fournit chez un marchand, l’usager utilise un service public) Voilà comment la sémantique explique ce protectionnisme d’un autre âge. Voilà comment le moyen de transport le plus écologique du moment est négligé pour convenances personnelles.

Il est désolant de constater que le politique ne relaie pas plus que cela la volonté des acteurs économiques locaux et citoyens de base. Mais il sait dépenser l’argent pour se faire mousser, comme dans le canal Seine-Nord ! 

Canal Vive Amiens

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