Samedi 27 mars 2010, le Courrier Picard rappelait
l’obligation qui vous est faite par la loi, de démissionner d’ici un mois de l’un de vos trois mandats. En
effet, depuis le 21 mars 2010, vous êtes député de la 2eme circonscription de la Somme, conseiller général du canton de Boves et conseiller régional de Picardie.
En vous présentant comme tête de liste dans la Somme,
vous connaissiez cette loi de non cumul. Mais les 66.023 électeurs qui ont voté pour vous le savaient-ils ? J’en doute. Vous qui leur avez demandé un vote de confiance, leur avez-vous annoncé votre possible
démission ?
Nos élus sont sensés être nos représentants, il est
important qu’ils respectent la volonté des électeurs. Dans un scrutin de liste, vous savez que bon nombre de nos concitoyens se déterminent en fonction de la tête de liste départementale.
Si vous démissionnez de ce mandat, vous aurez sciemment trompé ceux qui ont voté pour vous, d’autant plus qu’en qualité de « tête de liste » vous
étiez sûr d’être élu.
La démocratie ne sort pas grandie de ce genre
d’action. Vous venez d’en montrer l’un des mauvais coté et d’ores et déjà contribuer à l’augmentation
des abstentionnistes aux prochaines élections. Mais l’avenir de notre démocratie ne semble pas être votre souci premier : l’important, c’est de conserver 2 mandats
électifs !
La démocratie ne souffre
pas la médiocrité et dans l’esprit refuse qu’un candidat se présente « pour du beurre ». Vous devez vous battre pour des valeurs et non uniquement pour des postes. Vous devez
aussi assumer jusqu’à leur terme les mandats pour lesquels vous vous êtes fait élire. Dans quelques jours, il vous en restera deux, lequel allez-vous
passer par pertes et profits ? C’est ce que j’appelle de manière triviale: se payer la tête du bon peuple.
Crédit photo Arton 2
Il y a quelques jours, je dénonçais la "bouillie infame" que nous servaient quotidiennement nos politiques. L'affaire "Zemmour" permet de comprendre
les mécanismes qui nous obligent à avoir la langue de bois.
L'affaire "Zemmour", c'est trois associations autoproclamées "antiracistes" : le Mrap, SOS Racisme, et la Licra qui utilisent les vieilles
ficelles rhétoriques du terrorisme intellectuel pour étouffer la liberté d'expression. Plus fort, parce qu'Eric Zemmour a dit tout haut, ce que tout le monde pense tout bas, le Mrap appelait à ce
que le journaliste soit radié de tous les médias français.
Pour en savoir plus, je vous invite à regarder ce petit film.
On aurait dû se méfier quand Nicolas Sarkozy a voulu « nettoyer au karcher » la banlieue. Ces
propos d’une violence affirmée et affichée auraient dû nous alerter. Il s’en est suivi un « casses toi pauvre con ». Jusqu’au « on va l’accrocher à un croc de boucher » (belle référence à
Mussolini).
Une telle brutalité verbale, accompagnée d’un népotisme digne des grandes républiques bananières, a été traduite en actes :
- Les journalistes récalcitrants ont été limogés par les copains patrons de presse.
- La tentative d’imposer Jean Sarkozy (fils du président) à la tête d’un établissement public a échoué de peu.
- Le procureur Marin faisant appel contre Villepin instille le doute sur
l’indépendance de la justice.
Voilà que, maintenant, quelques chefs de troupes ont pris le relais :
- Xavier Bertrand s’offusque et agresse un journaliste du Courrier Picard qui lui posait des questions dérangeantes.
- Le chargé de mission au service communication de l’UMP se glorifie de s’essuyer les pieds sur la photo de Dominique de
Villepin.
- Quant à Besson, par son débat sur l’identité nationale, il met en doute le fait que l’on naisse de sa
mère. Il oublie que l’âme d’une nation c’est aussi un projet pour tous les citoyens sans distinction dans le cadre de la liberté, l’égalité et la fraternité.
Nous sommes atterrés et inquiets par ses comportements excessifs qui se multiplient, à l’image de l’accroissement du nombre de gardes
à vues opérées en toute occasion même quand cela concerne des mineurs. Personne n’est plus à l’abri de ce déferlement de
brutalité.
Car si le monde des médias et la justice courbent l’échine, qu’adviendra-t-il s’ils s’en prennent à l’un d’entre nous ? Derrière ce
verbe violent qui se transforme en actes au prétexte de nous protéger, se cache la réduction de nos libertés. Nous verrons poindre, si nous n’y prenons pas garde, le germe d’une autre graine :
celui d’un totalitarisme naissant. N’est-il pas temps de réagir ?