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Dominique FACHON, candidate à l'élection de Conseillère Générale dans le canton d'Amiens Sud.

 

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économie

163 millions par ci, 450 millions par là. Les dépenses de nos collectivités territoriales (mairie, conseil général et régional) sont propres à donner le tournis et me laissent songeuse. L’argent valse comme au bon vieux temps des trente glorieuses. A se demander si la dette de 1500 milliards d’euros est une invention et si je vis sur la même planète !

 

 

Ces derniers jours, le Conseil Régional de Picardie joue le père la rigueur en diminuant les subventions de la MACU, du Creps ou du logement social. Ce faisant, il croit faire d’une pierre deux coups : il se donne l’occasion de taper sur la politique du gouvernement tout en se positionnant en gestionnaire responsable. Pendant ce temps la droite s’insurge, ravie d’avoir une occasion de jouer au bon samaritain.

 

 

En réalité tout ceci n’est qu’un écran de fumée. Car pendant que le Conseil Régional suspend certaines aides, les autres collectivités dépensent allégrement. Amiens Métropole s’engage sur 163 millions d’euros pour regrouper les étudiants universitaires à la Citadelle. Depuis quand l’Université est une compétence de la ville ? Au Conseil Général de la Somme, les millions se déversent dans des gouffres financiers tels Samara ou le SDIS ou dans des secteurs d’activités économiques normalement dévolues à la Région comme l’atelier de maintenance de TER.

 

 

Bien sûr, on vous emballe toutes ces dépenses dans un beau papier de soie, plein de bons sentiments, teinté d’un soupçon de solidarité. Ils ont la manière « pour faire pleurer Margot dans les chaumières » et culpabiliser ceux qui osent râler quand on leur présente la note ! Car au passage, ils oublient de dire que l’argent ne leur manque jamais : il suffit d’augmenter les impôts pour équilibrer les comptes. Et, pas fous, ils savent que les dépenses d’aujourd’hui sont les voix de demain !

 

Dominique Fachon / citoyenne d'Amiens, de la Somme et de France

 

Alors que l’avenir des retraites des salariés de privé n’est pas du tout assuré, l’État s’est engagé à « sécuriser » le régime de ses fonctionnaires et de ses élus. Comment ? Il puise les milliards manquants dans les caisses complémentaires de retraite du privé. Non seulement le régime Ircantec des fonctionnaires et des élus locaux est deux fois meilleur que celui des salariés du privé, mais l’État organise le pillage de nos caisses de retraite pour maintenir les privilèges de ses affiliés.


Pour mettre en œuvre cet acte odieux, il prétexte le changement de statut de la Poste qui devient société anonyme (sic) ! Les nouveaux embauchés de cette entreprise (ex)publique vont être affiliés aux caisses privées. N’étant plus alimentée, la caisse publique réclame son manque à gagner. On appelle cela « des droits acquis » !


Pour en savoir plus :
www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-01-20/retraites-un-hold-up-d-etat/916/0/415420

Il y a quelque chose qui cloche dans tout ce bruit sur la disparition présumée de la Picardie. On reste perplexe devant « les fuites » du rapport Balladur. Elles font trop appel à l’émotionnel des Picards. On s’étonne des réactions en chaîne qu’elles provoquent. Le style « c’est du pipeau; le découpage sera volontaire; il faut un référendum par département ». Toutes ces petites phrases sentent la manipulation ! Quant à nos élus, les voir tous unis pour défendre leur région nous laisse rêveurs. Ça doit sentir le roussi pour eux, car ils ne se sont pas autant mobilisés pour une politique de grands travaux en Picardie.

 


Car le cœur du problème est bien là. La France étouffe sous un trop plein d’élus. Avec nos 558 108 élus en tous genre, plus d’un électeur français sur cent est conseiller municipal. Au seul échelon parlementaire, la France entretient deux fois plus de parlementaires qu’en Allemagne. Trop nombreuse, la classe politique coûte aussi trop chère. Rendez vous compte, par jour, chaque député national nous coûte 2.384 euros et chaque sénateur 2.557 euros. A l’heure où 50% des Picards vivent avec un revenu en dessous du seuil de pauvreté, ça fait désordre. Quand à nos élus locaux que sont les conseillers régionaux, généraux, présidents d’agglomérations, maires, adjoints et municipaux, ce sont moins leurs indemnités qui sont montrées du doigt que leur nombre et les dépenses de leurs collectivités territoriales. Depuis 25 ans, leurs dépenses ont augmenté plus vite que la richesse nationale. Sachant que l’essentiel de la hausse provient ……..de la masse salariale !

 


Finalement, pour que nos impôts diminuent, la région Picardie doit être supprimée. Et si dans le même temps, on remplace les cantons par des territoires plus grands, certaines institutions territoriales disparaissent avec leur cohorte d’élus. Voilà un bel et grand gisement d’économie à faire. Or faire des économies est l’acte fort que les contribuables attendent du gouvernement. A moins de vouloir continuer à taper sur la tête des classes moyennes avec le risque bien réel qu’elles pètent un plomb et ressortent les fourches et les fusils. Car les Français n’accepteront plus très longtemps d’avoir une classe politique qui s’arque boute sur ses privilèges et alourdit, un peu plus tous les ans, le montant des impôts locaux.

 Le plan de relance présenté par le Premier Ministre François Fillon tient du cautère sur une jambe de bois. 1.000 projets saupoudrés sur la France. Mais pour la Picardie, ce plan est encore plus désespérant. 170 millions d’euros vont servir à restaurer des cathédrales, des palais de justice ou construire des amphithéâtres. On se pince pour y croire ! Ces projets, sont-ils sortis des cartons pour faire dans l’urgence ou sont-ils les premiers signes de l’éclatement de notre région ?


Il y a de quoi se poser la question. Nous sommes engagés dans une course contre une crise qui jette les Picards à la rue. Tous les projets doivent avoir, non seulement, un impact immédiat mais aussi futur et dans tous les domaines économiques. Le projet de construction du TGV Paris Amiens Londres répond à ces critères. Alors que dans ce plan, on cherche en vain les leviers pour relancer la création d’emplois et l’attraction de notre région. C’est du même tonneau qu’un PDG qui choisirait de repeindre les murs de son usine alors que celle-ci est au bord du dépôt de bilan.


L’affaire, par contre, prend tout son sens s’il est question de « rayer de la carte » la région Picardie. Dans un premier temps, on étrangle économiquement en refusant de réaliser les projets structurants. Pour ensuite expliquer, devant l’extrême pauvreté, l’urgence de rattacher chaque département à sa riche voisine. Et le tour est joué. De la boite de Pandore, l’espoir était sorti en dernier. De ce plan, il est totalement absent.

 

Canal Vive Amiens

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