Le Conseil Général de la Somme se lamente et joue les victimes sur une pleine page dans le Courrier Picard du 25 octobre.
« Nous allons être dans le rouge, c’est mathématique ! » « Nous voulons sauver le bouclier social… sans augmenter les impôts » Pas un mot sur les 30% d’augmentation des recettes du Conseil Général de 2004 à 2010. Soulignant, quand même, le regret de ne pouvoir majorer comme tous les ans de 4% la taxe professionnelle qu’il prélevait sur les entreprises. Bien sûr, aucune étude pour soutenir le comparatif entre l’emploi qui s’effondre, la hausse du nombre de bénéficiaires au RSA et la ponction systématique des entreprises! Ce qui explique pourquoi les pouvoirs publics jouent les innocents et ne se sentent pas responsables de la montée du chômage ! De même pour la baisse des droits de mutations et la mainmise fiscale sur les salaires, ils ne voient aucun lien de cause à effet.
Quant à faire des économies, le Conseil Général ferait bien de regarder du coté du financement croisé Ville/département/région à propos du tourisme. Voilà un poste qui doit nous coûter très cher. Ou examiner les comptes du SDIS qui, cette année, ont fait un bond de 10%. Mais quand il nous annonce la main sur le cœur qu’il faut « continuer l’investissement, synonyme d’emplois » je m’interroge. Car finalement c’est la politique du « on ne touche à rien ».
Aujourd’hui, il faut faire des choix. Mais cela demande d’avoir un objectif accompagné d’une véritable volonté politique. Actuellement, la seule politique que je vois est une politique de gribouille !

